Comment gérer les relations avec vos parents pendant vos études universitaires


Il est important pour un étudiant de rester en contact avec ses parents pendant ses études, mais tous doivent s’entendre sur la fréquence de ces contacts, établir des limites et comprendre les attentes de chacun. Selon une étude récente publiée dans le Journal of Child and Family Studies publié par Springer, les étudiants dont les parents sont hypercontrôlants sont plus susceptibles d’être déprimés et moins satisfaits de leur vie.

L’horaire des étudiants varie d’une semaine à l’autre. Les parents devraient donc téléphoner souvent, sans toutefois s’attendre à avoir de longues conversations chaque fois. Les conversations brèves et fréquentes sont parfois préférables à une seule longue conversation par semaine. Convenez ensemble d’un moment dans la semaine où vous aurez tous les deux le temps de jaser.

Les parents doivent comprendre qu’ils seront perçus comme envahissants s’ils posent trop de questions. Si nous avons un problème, nous vous en parlerons nous-mêmes. Alors, évitez de nous embêter en nous demandant si nous étudions ou mangeons bien. Ce genre de question nous mènera tout droit vers la dispute, et nous ne répondrons peut-être pas au téléphone la prochaine fois. Si vous nous laissez mener la conversation, nous nous ouvrirons davantage et attendrons votre prochain appel avec impatience.

Même s’il est parfois difficile de nous laisser prendre nos propres décisions, un ou deux échecs ne nous feront pas de mal. Il est important pour nous d’apprendre de nos erreurs, et non pas de ce que vous nous dites. Si nous commettons une erreur une fois, il y a fort à parier que nous ne la commettrons pas une deuxième fois.

Tout comme nos parents s’intéressent à ce que nous vivons à l’université, nous voulons savoir ce qui se passe à la maison. Alors, n’oubliez pas de nous raconter les anecdotes intéressantes pour que nous ne nous ennuyions pas trop.

Ne soyez pas fâché si nous ne pouvons pas vous parler au moment où vous en ressentez le besoin. C’est bon pour nous de sortir avec nos amis, d’étudier ou de participer à une activité scolaire. Au lieu de nous reprocher de ne pas avoir le temps de vous parler, encouragez-nous plutôt à participer à ce genre d’activité.

Somme toute, il n’est pas facile de maintenir le contact, que ce soit par téléphone ou par courriel, mais il est important de nous laisser un peu de liberté. La durée et le contenu de nos conversations téléphoniques varieront, mais vous devriez vous en réjouir plutôt que de vous en faire. Cette période ne sera pas facile, mais elle nous permettra de réussir sans votre aide.

À PROPOS DE L’AUTEUR

Claire Sargeant est une étudiante qui se spécialise en psychologie et qui entame sa dernière année à l’université Queen de Kingston, en Ontario. Depuis les trois derniers étés, elle travaille au sein du service de communication de Shepell. Pendant l’année scolaire, elle est très active auprès de Health Outreach, un organisme sans but lucratif dirigé par des étudiants de l’université Queen et visant à promouvoir des initiatives internationales en matière de santé. Claire aime également travailler avec les enfants et est une bénévole de longue date au Camp Oochigeas, qui accueille des enfants touchés par le cancer. Lorsqu’elle obtiendra son diplôme, Claire espère trouver l’équilibre entre son amour pour le voyage et son travail centré sur la promotion de la santé physique et mentale chez les enfants.